Vigne, ravageurs et maladies

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Alerte : Xylella fastidiosa responsable de la maladie de Pierce sur vigne est redoutée en Europe !

À l’heure actuelle, les problèmes de la vigne se nomment « Drosophile Suzukii et Flavescence dorée ». Le premier est assez récent dans nos régions, une terreur à l’odeur de vinaigre.   

Les Drosophila spp. présentent 6 à 8 générations annuelles. Leur biologie est assez mal connue mais elle semble très liée à l'activité humaine puisque aucune forme de conservation hivernale n'a été répertoriée sous nos latitudes.

Le cycle complet de l'oeuf à l'adulte est assez rapide, de l'ordre de 10 à 20 jours. Leur présence est observée au printemps et en été, elle est toujours plus importante lors de la maturation des divers fruits qui les attirent.

Les adultes de Drosophile Suzukii pondent dès qu’elles sont âgées de trois jours. Plusieurs générations peuvent donc coexister en parallèle. Et lorsque l’on sait qu’une femelle pond environ 300 œufs, on imagine sans peine le nombre incommensurable de Suzukii.  Le pic de population est généralement constaté entre les mois d’août et de septembre.

Les baies et petits fruits sont attaquée dès juillet. En cette année 2015, et malgré les températures élevées, la Suzukii a fait des ravages sur les baies

Notre Terre Diatomée, DIACELLITE NUTRI est utilisée comme insecticide par ses propriétés abrasives, elle se dépose sur les membres de l’insecte, blessant les articulations et absorbant le fluide corporel avec comme finalité la mort de l’insecte et comme agent de confusion en tintant le grain rouge et ainsi le faire passer en beige clair

Mesures de protections:

La lutte contre cet insecte doit être préventive, les traitements doivent débuter le plus tôt possible, ceci afin d’éviter une montée en population des insectes.

Dosage préventif: dès le 10 août ou selon les conditions climatiques; 10 kg/ha de DIACELLITE NUTRI avec 500 à 700 litres d’eau, avec une rampe ou un turbo-sprayer à dos ou trainé, répétez après une forte pluie ou un orage.

Dosage attaque :  15 à 20 kg/ha de DIACELLITE NUTRI avec 600 à 800 litres d'eau.

 

Les sources des informations contenues dans le chapitre suivant se trouvent en bas de page

Les drosophiles adultes sont fortement attirées par les substances odorantes, type alcools, acides organiques et éthers acétiques sécrétées par les baies lésées, ceci d'autant plus lorsque la récolte est tardive et que le cépage cultivé est blanc. Ces lésions sont dues, soit à des blessures accidentelles liées à différents stress abiotiques ou à l'activité humaine, soit aux attaques de  différents bioagresseurs (tordeuses, oïdium...).

Les femelles pondent leurs oeufs desquels émergent les larves, hygrophyles et lucicoles, qui prolifèrent dans les baies déjà colonisées par les levures (Kloeckera apiculata, Candida stellata...) ou les bactéries (Gluconobacter spp., Acetobacter spp....) associées à la pourriture acide. Ajoutons qu'elles peuvent aussi  transporter ces microorganismes.

La nuisibilité directe des drosophiles à l'égard de la vigne n'est pas en cause, mais c'est le rôle indirect qu'elles jouent en tant que vecteur et facteur aggravant de la pourriture acide au stade larvaire qui les classe parmi les ravageurs potentiels de cette culture.

Cycle biologique, dynamique des populations

Proche de la maturité du raisin, les adultes (figure 1) sont attirés par les odeurs volatiles dégagées par les baies. Ces odeurs sont dégagées suite aux blessures parasitaires ou accidentelles des raisins. Les suintements servent de nourriture aux drosophiles qui, en même temps, apportent sur leur corps (figures 2 et 3) et rejettent lors de leur nutrition divers micro-organismes dont ceux associés à la pourriture acide. Les femelles pondent alors leurs oeufs fécondés sur les baies.

Les larves en éclosent rapidement, au bout de 24h. Elles se nourrissent alors du mélange complexe levures-bactéries et milieu en fermentation. Trois stades larvaires se succèdent dans les baies jusqu'à la nymphose (formation d'une pupe) sur place puis apparition des adultes qui s'accoupleront et auront la capacité de contaminer de nouvelles baies.

L'alimentation des larves favorise la dilacération des tissus des baies. Leurs fèces, contenant les micro-organismes, vont amplifier le développement de l'acidité volatile, attirant de nouveaux adultes.

 

Drosophile_vigne1            drosophile3          drosophile4
Dernière modification : 06/10/13
Auteur : L. Delbac (INRA)

Méthodes et mesures de protection vis-à-vis de Drosophila spp.

Le contrôle des drosophiles au vignoble est mal aisé car leur développement est très imprévisible. Des traitements insecticides sont toutefois autorisés à des périodes proches de la vendange. Consultez les règlementations en vigueur dans votre région.

La liste ci-dessous (source Hypp) permet d'accéder directement à des fiches synthétisant les connaissances sur les symptômes de la maladie, la description et la biologie du bioagresseur en cause, et  sur les méthodes de protection à mettre en oeuvre pour le contrôler.

Maladies parasitaires
  • Champignons
Champignons aériens
-
Botrytis cinerea (pourriture grise et pourriture noble)
-
Elsinoë ampelina (anthracnose) 
-
Erysiphe necator (oïdium)
-
Guignardia bidwellii (black rot)
-
Phomopsis viticola (excoriose)
-
Plasmopara viticola (mildiou)
  • Bactérie et phytoplasme

- Xylella fastidiosa (maladie de Pierce) (émergence possible sur vigne en Europe)

- Xylophilus ampelinus (nécroses bactériennes)

- Candidatus Phytoplasma sp.  (flavescence dorée)
Candidatus Phytoplasma spp.(bois noir)

Ravageurs
  • Acariens phytophages
Calepitrimerus vitis (acariose)
- Colomerus vitis (érinose)
- Eotetranychus carpini (acarien jaune des charmilles)
- Panonychus ulmi (acarien rouge)
  • Insectes phytophages
- Argyrotaenia ljungiana (eulia)
-
Byctiscus betulae (cigarier)
-
Empoasca vitis (cicadelle verte, cicadelle des grillures)
-
Eupoecilia ambiguella (cochylis)
- Lobesia botrana (eudémis)
-
Sparganothis pilleriana (pyrale)
-
Daktulosphaira vitifoliae (phylloxéra)
 
  • Insectes  vecteurs
- Drosophila spp. (pourriture acide)
-
Scaphoideus titanus (flavescence dorée)
 

Sources: Ephytia (INRA)
Dernière modification : 17 juin 2015
Auteur : D. Blancard (INRA)

 

Xylella Fastidiosa

Accueil

Santé des végétaux : tout comprendre sur Xylella fastidiosa

04/08/2015
Comment se transmet Xylella fastidiosa ? Quels sont les symptômes ? Quels contrôles sont réalisés en France ? Tout comprendre sur cette bactérie qui concerne un grand nombre d’espèces végétales dans le monde.

La situation en France ?        

Pour les dernières informations, cliquez ici

Qu'est-ce que Xylella fastidiosa ?

Cette bactérie transmise et dispersée par des insectes s’attaque à différentes espèces végétales (vigne, agrumes, prunus, café, avocat, luzerne, laurier rose, chêne, érable, etc). Elle conduit à des dépérissements massifs de certaines espèces d’intérêt économique (agrumes, vigne, oliviers).

Cette bactérie s’installe dans le xylème des végétaux et empêche le mouvement de l’eau, les premiers symptômes sont ainsi proches des flétrissements.

Il existe plusieurs sous espèces (4) et souches qui n’attaquent pas forcément les mêmes végétaux. Ainsi à ce jour aucun symptôme n’a été constaté sur vigne pour la souche italienne.

Mais la probabilité de recombinaison est forte entre les différentes sous espèces : l’agence sanitaire européenne (avis du 6/01/15) recommande de prendre des mesures contre l’introduction de Xylella fastidiosa, toutes sous espèces et souches confondues → c’est ce qui est fait dans l’arrêté.

Quels végétaux sont concernés ?

Selon la sous-espèce et la souche de la bactérie, les plantes hôtes varient. Les végétaux concernés peuvent notamment être : café, vigne, prunus, agrumes, avocat, luzerne, laurier rose, chêne, érable. Au total, ce sont plus de 200 espèces qui peuvent être touchées par les souches de Xylella.

Quelle différence entre végétaux sensibles, hôtes et spécifiés ?

La décision européenne ne parle pas de végétaux sensibles, mais de végétaux hôtes ou de végétaux spécifiés.

Les végétaux spécifiés correspondent à tous les végétaux dont il a jusqu’à présent été confirmé qu’ils étaient sensibles à Xylella fastidiosa, indépendamment de la sous-espèce. 

Les végétaux hôtes correspondent quant à eux aux végétaux sensibles à une souche ou une sous-espèce précise.

Quelles sont les maladies qui surviennent sur les végétaux ?

Ce pathogène est connu comme agent de la maladie de Pierce qui a fortement touché les vignobles californiens dans les années 1990. Il est également responsable de la chlorose variégée des citrus au Brésil à la fin des années 1980.

Quels sont les pays déjà touchés ?

La maladie était absente de l’Union européenne jusqu’à son importation en Italie en octobre 2013. Elle est pour l’instant cantonnée à la région des Pouilles (extrême sud de l’Italie ;

Elle est présente dans de nombreux pays-tiers (ou régions de pays-tiers), essentiellement sur le continent américain : Mexique, USA (principalement Alabama, Floride, Georgie, Mississipi, Texas, etc), Canada (Ontario), Costa Rica, Argentine, Brésil (notamment Bahia, Minas Gerais, Sao Paulo, Rio de Janeiro, etc), Paraguay, Venezuela

Comment a-t-on détecté la maladie en Italie ?

En octobre 2013, 2 foyers ont été détectés dans la région de Lecce (Pouilles) et déclarés par les autorités italiennes. La bactérie a provoqué des dessèchements sur feuilles et des symptômes de déclin rapide sur oliviers, lauriers roses, amandiers et chênes.

Comment se propage la maladie ?

La multiplication, l’exportation et la plantation de plants contaminés représentent un risque important de dissémination.

La contamination des plantes et la dispersion de la maladie se fait principalement via des insectes vecteurs piqueurs-suceurs se nourrissant de la sève brute du xylème. Il s’agit principalement des cicadelles (Cicadellidae) et des cercopes (Cercopidae) et dans une moindre mesure des cigales (Cicadidae). En fait, tout insecte piqueur-suceur se nourrissant de sève brute (xylème) est à considérer comme potentiellement vecteur de cette bactérie.

Les outils de tailles, ou autres outils provoquant des blessures sont également à l’origine de la dispersion de la maladie de plante à plante, bien que ce mode de transmission n’ait pas été décrit comme très efficace.

Les blessures du système racinaire peuvent être à l’origine de phénomène d’autogreffes et engendrer la transmission de la bactérie de plante à plante.

Quelle est la vitesse de diffusion de Xylella ?

La vitesse de diffusion de la bactérie dépend notamment de la capacité de la souche à coloniser un végétal, et de la présence de vecteurs ayant la capacité à diffuser la bactérie à d’autres végétaux. Au brésil est observé une meilleur transmission de la bactérie Xylella à hautes températures et conditions sèches. Dans ces conditions, le développement de maladies causées par Xylella a été exponentiel (cas de la Chlorose variéguée des citrus sur agrumes au Brésil), alors que dans le cas de la maladie de Pierce aux USA, les conditions climatiques et environnementales (vecteurs) n’ont entraîné qu’un développement linéaire.

Quels moyens pour lutter contre la bactérie ? / Comment lutte-t-on contre l'insecte vecteur ?

Après détection, il n’existe pas de moyen de lutte curative contre cette bactérie phytopathogène, si ce n’est l’arrachage et la destruction des plantes contaminées et le contrôle des insectes vecteurs (surveillance poussée et traitements insecticides).

La maladie est-elle facilement détectable ?

Différents types de symptômes :

  • Les brûlures foliaires (laurier rose) et dans les stades plus avancés, le desséchement des rameaux (répartition aléatoire dans le houppier), suivi de la mort du sujet dans les cas les plus graves (olivier, amandier, chêne, orme, platane sycomore, ...)
  • Les chloroses foliaires (sur caféier, oranger) : sur oranger, l’infection entraine également la
  • Production de fruits de petite taille
  • Les défauts de lignification (aoûtement) et la persistance des pétioles après la chute des feuilles pour la vigne
  • Le nanisme sur luzerne accompagné d’une coloration bleue-verte des feuilles
  • Le port tombant et la réduction des entrenoeuds chez le pêcher
  • Chez la vigne sont également observés des jaunissements et des rougissements des feuilles.

Confusions possibles : les brûlures foliaires peuvent aisément être confondues avec des symptômes dus aux stress hydriques ou à la sénescence naturelle des feuilles.

Les chloroses du limbe peuvent être difficiles à distinguer de symptômes similaires provoqués par certaines carences nutritionnelles en oligo-éléments.

Comment peut-on confirmer la contamination ?

La contamination ou l’absence de contamination peuvent etre confirmees par analyse :

  • la méthode d’analyse nécessite une double extraction d’ADN et des analyses PCR. Elle demande deux jours de traitement entre réception d’échantillon et rapport d’analyse. Le seul laboratoire pouvant réaliser des analyses officielles est le laboratoire de santé du végétal de l’ANSES, a Angers (LNR).
  • Une délégation d’analyses auprès de laboratoires agrées est prévue pour 2015.

Quel est l'avis de l'agence sanitaire européenne (EFSA) ?

L’avis de l’EFSA a ete publie le 6 janvier 2015. Ses principales conclusions sont les suivantes :

  • Xylella fastidiosa représente un risque majeur pour le territoire UE : les plantes hôtes et les vecteurs sont présents sur tout le territoire, et les pertes pour les Citrus en Amérique du Sud et les vignes en Amerique du Nord ont été très sévères.
  • Bactérie très polyphage.
  • Il est preferable de raisonner a l’echelle de l’espèce plutôt qu’aux sous especes voire souches pour les mesures. Par ailleurs en Italie, les oliviers symptomatiques sont généralement touches par un complexe de ravageurs dont Xylella fastidiosa, mais également des champignons pathogènes.
  • Tous les insectes piqueur-suceurs de xylème en Europe sont des vecteurs potentiels.
  • Les deux principaux risques d’introduction dans des zones non touchées sont par les végétaux destines a la plantation ou la présence d’insectes infectieux dans les lots.

Quelle est la position de l'UE sur Xylella ?

Sous l’impulsion de la France qui avait pris le 4 avril la décision unilatérale de renforcer les mesures pour prévenir l’introduction de la bactérie Xylella fastidiosa à la suite d’un rapport scientifique sur le sujet, le comité permanent de la Commission européenne a approuvé le 28 avril les nouvelles mesures d’urgence renforcées contre cette bactérie sur le territoire de l’Union européenne d’une part et à l’importation d’autre part. Stéphane LE FOLL a salué ces mesures européennes, adoptées le 18 mai 2015 et qui se substituent aux mesures nationales. Il a par ailleurs réaffirmé son soutien à l’Italie qui subit un foyer important dans la région des Pouilles et a rappelé la nécessaire solidarité de l’Union européenne avec l’Italie et ses producteurs car seule une gestion efficace de ce foyer permettra de protéger l’ensemble des Etats membres.

Quels contrôles sont réalisés ?

Des instructions aux PEC et aux DRAAF(SRAL) ont été adressées dès le 3 avril.

Pour les lieux d’introduction (PEC) :

  • contrôle documentaire systématique des certificats phytosanitaires
  • contrôles phytosanitaires
  • les végétaux sont consignes jusqu’au résultat d’analyse. En cas de résultat défavorable, destruction par incinération ou refoules.

Pour la circulation intra UE :

  • contrôles renforces chez les revendeurs, en cas d’origine douteuse et de doute, contrôle phytosanitaire. A compter du 5 avril (date d’application de l’arrête), les nouvelles livraisons en provenance de la zone contaminée seront détruites ou renvoyées avec toutes les garanties sanitaires.
  • En cas de résultat défavorable, destruction du végétal et consignation immédiate sur 100 mètres de rayon autour du végétal.
  • Surveillance et vigilance renforcée, en particulier pour les filières à risque (ornementales, arboriculture, viticulture)

Quel plan d'action ?

La France a mis en place dès septembre 2014 un plan d’action national contre Xylella, son déploiement continue :

  • Prévenir l’entrée du pathogène et la détecter au plus vite le cas échéant → contrôles renforcés à l’importation, descentes de filière, plan de surveillance renforcé, lien avec les autorités italiennes
  • Se préparer à gérer une contamination → connaissance de l’organisme, méthodes d’analyse disponibles, moyens de gestion disponibles, préparation d’un plan d’urgence,
  • Mobiliser les acteurs et communiquer : informations régulières au niveau national et régional, notes BSV, information dans les lieux sensibles (aéroports, ports, ...)

Que prévoit l'arrêté préfectoral corse ?

L’arrêté pris par le préfet de la région Corse interdit l’introduction des végétaux sensibles à Xylella fastidiosa de toutes origines, y compris les végétaux qui pourraient être introduits par des particuliers. Par voie de dérogation et uniquement à destination des professionnels, des végétaux sensibles produits hors zone délimitée en Italie ou Pays Tiers contaminé ou de statut inconnu, peuvent être introduits après autorisation et uniquement par les ports d’Ajaccio et Bastia. Ceci implique nécessairement une déclaration préalable d’introduction sous forme de demande adressée aux autorités compétentes locales. Ces dernières réalisent les contrôles en cas de suspicion et ont le pouvoir de consigner les végétaux et le cas échéant de les disposer dans des locaux de confinement appropriés dans l’attente du résultat d’analyse. L’autorité compétente est en outre habilitée à prendre toute mesure empêchant la diffusion de la bactérie, telle que des mesures contre les vecteurs. Cet arrêté a été notifié à la Commission européenne par la France qui a annoncé le dépôt d’un dossier de demande de reconnaissance de la Corse comme zone protégée compte tenu de ces spécificités pédo-climatique et économique, la culture de l’olivier représentant la principale production arboricole de l’île.

Comment protéger l'UE sur le long terme ?

Au-delà des mesures curatives qu’il faut prendre d’urgence en cas d’importation de pathogènes exotiques dans l’Union européenne, le ministre français de l’agriculture appelle de ses vœux l’adoption à Bruxelles d’une véritable stratégie sanitaire préventive à l’importation, dans le cadre de la révision de la législation sur la santé des végétaux en cours au Parlement et au Conseil.

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Commentaires (1)

86Rogelio
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Date de dernière mise à jour : 16/08/2017